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Jude In The Sky
Je ne suis pas folle, vous savez
J'aime/J'aime pas | 08.11.2015 - 15 h 36 | 9 COMMENTAIRES
Valérie Pécresse et la «théorie du genre»

En campagne, apparemment, il faut faire feu de tout bois pour se faire élire. Même si cela implique d’employer des méthodes indignes d’un débat républicain (sans jeu de mots). Avec ce tract, distribué actuellement en Ile-de-France, Valérie Pécresse, candidate Les Républicains/UDI/Mouvement démocrate, montre qu’on n’en a pas fini avec la «théorie du genre» (dont on rappellera qu’elle n’existe pas et que ce qui est attaqué par ce biais, c’est la lutte contre les stéréotypes de genre et l’égalité homme/femme).

tract pecresse'

Au-delà du fait qu’il est désespérant de voir des femmes et des hommes politiques qui sont censé.e.s agir pour rendre la société meilleure et plus vivable attiser les peurs et la haine de l’autre, il est intéressant de noter que non seulement la «théorie du genre» n’est pas définie mais qu’en plus, la phrase – «Plusieurs dizaines de milliers d’euros pour promouvoir la théorie du genre» – est on ne peut plus vague (contrairement aux autres subventions remises en cause).

Même si cette façon de faire campagne ne devrait pas nous étonner de la part de quelqu’un qui a marché en souriant aux côtés de la «Manif pour tous» pour nier à une partie de la population des droits égaux (je n’ai toujours pas compris en quoi cela leur posait problème, ça me dépasse), le bisounours en moi espérait qu’on était passé à autre chose. Raté.

J'aime/J'aime pas | 06.02.2015 - 15 h 49 | 1 COMMENTAIRES
Non aux touchers vaginaux non consentis!

Je reproduis ici la tribune – que j’ai signée – rédigée par Clara de Bort, directrice d’hôpital, ancienne correspondante Santé à la Mission interministérielle de Lutte contre les violences faites aux femmes, Béatrice Kammerer, présidente et fondatrice de l’association d’éducation populaire Les Vendredis Intellos, et Marie-Hélène Lahaye, juriste, et publiée sur le blog de cette dernière, Marie accouche là, suite à l’affaire des touchers vaginaux sur patientes endormies. Une pétition en ligne a également été lancée.

Doit-on enseigner aux jeunes médecins le toucher vaginal sur patientes endormies au bloc opératoire ? Les multiples déclarations reprises ces derniers jours dans un grand nombre d’articles viennent d’établir la réalité d’une pratique jusqu’alors largement niée. Selon les déclarations récentes de médecins, ces actes « n’auraient jamais existé », ou « auraient existé dans le passé mais ne seraient plus d’actualité », ou encore « existent effectivement et sont légitimes ». Bon nombre de professionnels de la santé et d’internes nous ont expliqué qu’ils doivent apprendre leur métier, et qu’il est préférable que la patiente ne sente rien, ne se souvienne pas que plusieurs inconnus sont passés la « voir ». Certains témoignages citent également les touchers rectaux, actes moins fréquents mais réalisés eux aussi à strictes fins d’apprentissage, sans vérification du consentement de l’intéressé. Ce n’est pourtant pas un geste anodin, ni pour le-a patient-e ni pour l’étudiant-e futur-e médecin.

Pour le-a patient-e qui n’a pas préalablement marqué son accord, il s’agit d’une négation de ses droits, celui de recevoir une information loyale sur la façon dont va se dérouler une opération, celui d’accepter ou de refuser tout geste médical. La loi Kouchner impose depuis 2002 qu’ « aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment », celui surtout que son corps ne soit pas instrumentalisé. Ce geste effectué sans consentement pourrait même être assimilé, au sens pénal, à un acte de pénétration sexuelle commis sur la personne d’autrui par contrainte ou surprise, c’est-à-dire à un viol.

« Si vous ne voulez pas être un objet d’étude, il vous suffit d’éviter de vous faire soigner en CHU », nous ont rétorqué certains médecins. Une hospitalisation en CHU serait donc, selon eux, un blanc-seing donné à toutes les visites, à toutes les pratiques, et un renoncement à ses droits les plus élémentaires. La Cour européenne des Droits de l’Homme estime pourtant qu’une simple information sur la présence et l’implication d’étudiant-es dans un hôpital ne constitue pas un consentement libre et éclairé à chacun de leurs actes, et que cette pratique est contraire aux droits fondamentaux. Il est dès lors surprenant que les étudiant-es apprennent une médecine qui transgresse les droits du patient. Le consentement libre et éclairé du patient à chaque acte médical est clairement le point aveugle de la formation des médecins.

Pour l’étudiant-e en médecine, être contraint par ses formateurs à procéder à un acte contraire à ses valeurs constitue une grande violence. Le jeune est invité à banaliser un geste pour lequel il éprouve des appréhensions légitimes, non sur le plan technique mais sur le plan éthique. A défaut de consentement, la personne qu’il examine est réduite à un organe. Il ne s’agit pas du vagin ou du rectum d’une personne à qui il demande l’autorisation de l’examiner. Il s’agit d’un vagin ou du rectum sur lequel une équipe d’étudiant-e-s s’entraîne à identifier tel ou tel problème, profitant de l’anesthésie de son-sa propriétaire. Demander l’accord de la patiente ? «Elle risquerait de dire non», rétorque la doyenne de l’Unité de Formation et de Recherche de la Faculté de médecine de Lyon. «C’est de la pudibonderie», s’insurge le Président du Collège national des Gynécologues et Obstétriciens français. Ces réponses sont inquiétantes et confirment que se pose ici une véritable question éthique et de respect de la personne humaine. Cette déshumanisation, dès les premiers apprentissages de certains actes médicaux, nous préoccupe. Le non-respect de la loi par les enseignants eux-mêmes nous inquiète. L’absence de place donnée au doute, à l’échange, à la prise en compte de la singularité de chaque patient nous interpelle. De plus, pour quelles raisons seul le médecin enseignant doit-il déterminer ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas ? Pourquoi n’y a-t-il aucun tiers dans cette évaluation ? L’avis des étudiant-es, des patients, de la société ne compte-t-il pas ?

C’est bien l’un des problèmes que nous identifions dans les études de médecine : la création d’un entre-soi organisé autour de la transmission des pratiques, les meilleures comme les pires, plutôt que leur interrogation et leur examen critique ; le maintien d’un milieu marqué par le pouvoir, dans lequel on apprend à reproduire et à cultiver une certaine forme de secret loin du regard de la société ; la défense d’un esprit de corps empreint de domination où les interrogations et souhaits du patient ont peu de poids face aux certitudes héritées d’un autre âge. De telles conceptions de la médecine sont de nature à rompre définitivement la confiance entre le monde médical et le reste de la société qui ne les accepte plus. Nous ne sommes pas tous médecins, mais nous sommes tous concerné-e-s. Les femmes le sont particulièrement, par la multiplicité des contacts qu’elles ont tout au long de leur vie de femme avec les gynécologues, mais les témoignages relatifs aux touchers rectaux démontrent que c’est bien le rapport au patient qui dysfonctionne. Or chaque personne connaît mieux que quiconque son propre corps, ses limites, ses aspirations et ses souhaits.

Au vu de la gravité des pratiques mises au jour, nous demandons à Marisol Touraine, Ministre de la Santé, et à Najat Vallaud-Belkacem, la Ministre l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de lancer une inspection conjointe et de l’IGAS et de l’IGAENR pour faire toute la lumière sur cette affaire et les conditions de l’apprentissage pratique des futurs médecins de notre pays. Nous demandons que le recueil du consentement sur les actes pratiqués par des étudiant-e-s soit systématisé dans l’ensemble des hôpitaux français. Nous souhaitons qu’en complément du compagnonnage par les pairs, les futurs médecins bénéficient au cours de leurs études d’apports et d’appuis extérieurs, de la part de professionnels des sciences humaines, de la philosophie, du droit, de la sociologie. Les critères éthiques de l’enseignement de la médecine ne doivent pas être énoncés par les seuls médecins français, mais par l’ensemble des personnes concernées : étudiant-e-s, associations de patients, juristes, éthiciens, en s’appuyant sur les avancées existant dans d’autres pays développés (Scandinavie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Canada…). L’éthique ne peut définitivement plus être une simple option dans la formation des médecins français.

Clara de BORT, directrice d’hôpital, ancienne correspondante Santé à la Mission interministérielle de Lutte contre les violences faites aux femmes
Béatrice KAMMERER, présidente et fondatrice de l’association d’éducation populaire Les Vendredis Intellos
Marie-Hélène LAHAYE, juriste, féministe, auteure du blog Marie accouche là
Martin WINCKLER, médecin et écrivain
Juliette NOREDDINE dite Juliette, auteure compositrice interprète
Dre Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie
Céline SCHILLINGER, bloggeuse, cadre d’industrie, engagée pour l’égalité hommes/femmes
Pierre THEPOT, directeur d’hôpital
Dr Gilles LAZIMI, médecin, enseignant et membre du haut conseil à l’égalité entre les femmes et les femmes, et coordinateur de la campagne télé « proches » contre le viol du CFCV
Bénédicte ROUSSEAU, sociologue, laurabodeysimplyhuman.net
Diane SAINT-REQUIER, journaliste et actrice de prévention
Diké, blogueuse féministe
Hélène, blogueuse
OVIDIE, auteure et réalisatrice
Paul CESBRON, gynécologue obstétricien
Marie-Hélène BOURCIER, sociologue
VALERIECG, blogueuse www.crepegeorgette.com
DARIAMAX, blogueuse http://dariamarx.com/
Les dé-chaînées, association féministe
Martin DUFRESNE, journaliste Montréal (Canada)
Laure de MONTALEMBERT, journaliste santé
Emmanuelle PIET, médecin Présidente du Collectif Féministe Contre le Viol
Anne VERJUS, chercheure au CNRS, histoire politique et sociologie du genre
Anne-Charlotte HUSSON, doctorante, blogueuse www.cafaitgenre.org
HYPATHIE, blogueuse
Chris BLACHE, co-fondatrice de l’Association Genre et Ville
Dre Claire RONDET, Maitre de conférence en médecine générale à l’université Pierre et Marie Curie
Johanna LUYSSEN, journaliste, membre du collectif PrenonsLa1
Eloïse BOUTON, Journaliste indépendante et militante féministe
Emmanuelle GONTIER, psychologue
Elodie BACOUP, juriste
Clara GONZALES, Macholand.fr
Elliot LEPERS, Macholand.fr
Caroline De HAAS, militante féministe, Macholand.fr
Claude DIDIERJEAN-JOUVEAU, responsable associative et auteure d’ouvrages sur la naissance et la petite enfance
GM ZIMMERMANN, auteure
Marie KIRSCHEN, journaliste, rédactrice en chef de la revue well well well
Corinne MOREL DARLEUX, conseillère régionale Rhône Alpes
Anne-Marie VIOSSAT, féministe
Evelyne PIERRON, médecin pharmacovigilante
Nathalie PERRIN-GILBERT, mairie du 1er arrondissement, Lyon
Osez le féminisme !
Baptiste BEAULIEU, auteur du blog Alors voilà. Journal des soignés/soignants réconciliés
Blandine LENOIR, réalisatrice
Gwen FAUCHOIS, activiste, lesbienne et féministe, blogueuse
Fabien ABITBOL, ancien journaliste, blogueur
Agnès LEGLISE, chroniqueuse
Monica ZOPPI FONTANA, Professeur de L’Université de Campinas-Brésil, chercheur visitant au laboratoire Triangle ENS
AVFT, Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail
Pascaline LAMARE, française de Québec
POULE PONDEUSE, blogueuse, www.poule-pondeuse.fr
Marie-Alice CHASSERIAUD, graphiste et féministe
Fabienne, blogueuse
Anne-Lina, docteure en santé publique
Gogo, twitto @santedefrance
Christine DETREZ, Maître de conférence HDR en sociologie à l’ENS de Lyon
10LUNES, sage-femme auteure du blog http://10lunes.com/ Maternités, paternités, histoires de vie, petits récits et autres brèves de sage-femme
CIANE, Collectif interassociatif autour de la naissance
Dr Michel SCHMITT, médecin, chef de pôle hospitalier, auteur de plusieurs ouvrages sur la bientraitance à l’hôpital
Martine SILBER, journaliste et blogueuse
Coryne NICQ, dircom, engagée pour un entreprenariat plus humain et plus responsable
Judith SILBERFELD, journaliste, rédactrice en chef du site d’information Yagg.com
Martine CHRIQUI-REINECKE, psychologue clinicienne, consultante

Pour ajouter votre signature, rendez-vous sur la pétition: Non aux touchers vaginaux non consentis!

NB1: Je sais qu’il y a parmi les signataires des personnes avec lesquelles je ne suis pas d’accord sur plein d’autres sujets. Il y en a aussi avec lesquelles je suis d’accord quasiment à chaque seconde. Ça équilibre.

NB2: C’est très très bien qu’on parle des touchers vaginaux, mais le problème de la formation gynéco est bien plus large. Deux articles publiés sur Yagg, pour rappel:
Témoignage: L’improbable réaction d’une interne en gynécologie face à une lesbienne
Témoignages: Ces choses qui coincent quand des lesbiennes voient un.e gynécologue

NB3: À lire aussi: Le toucher vaginal sur patientes anesthésiées — Témoignages des madmoiZelles en médecine sur mademoiZelle.com.

Photo Grey’s Anatomy

J'aime/J'aime pas | 10.12.2014 - 12 h 49 | 0 COMMENTAIRES
Les brillants «Chatons violents» d’Océanerosemarie: une critique (ou presque)

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chatons-violentsLe problème d’un spectacle comme Chatons violents, c’est qu’on n’a pas envie de le raconter. Parce qu’on n’a pas envie d’en spoiler une phrase, ni même un mot. Parce que le texte est brillant. Parce qu’il faut le voir et l’entendre, puisqu’il n’est pas seulement brillant mais aussi brillamment dit et interprété par Océane et brillamment mis en scène par Mikael Chirinian. Alors ça complique pour dire pourquoi c’est si bien et pourquoi il faut y aller.

Ce que l’on peut en dire, c’est que le rire arrive dès la première phrase, pas besoin d’entrer dans l’ambiance ou d’attendre que la salle soit chauffée, Océane fait mouche immédiatement.

Ce que l’on peut en dire, c’est que si vous avez aimé La lesbienne invisible, vous allez adorer Chatons violents. Et si vous n’avez pas vu La lesbienne invisible, il y a de grandes chances pour que vous adoriez Chatons violents quand même.

Ce que l’on peut en dire, c’est que le point de départ du spectacle est le couple mais que le sujet est bien plus large, qui pointe les petits arrangements que l’on fait avec soi-même. Comme elle l’expliquait dans l’interview qu’elle a accordée à Yagg quelques semaines avant la première de son spectacle, Océane, après avoir parlé de sa «communauté de cœur» (les lesbiennes»), s’intéresse à sa «“vraie” communauté d’origine, ce qu’on appelait à l’époque la gauche caviar», les «BBB»: les bons blancs bobos. Et en particulier au racisme de gauche. Ça fait mal et c’est ça qui est bien.

Chatons Violents parle aussi de chats (bien sûr), de Paris, de Marseille, des Parisien.ne.s qui s’installent à Marseille, de Montreuil, des Parisien.ne.s qui s’installent à Montreuil, et aussi du jugement (et moi qui tiens tellement au non-jugement, ça me parle très fort) et de comment s’en préserver pour en préserver les autres. Ça parle même de Jésus. C’est, comme Océane l’explique tellement mieux que moi, «une réflexion sur notre humanité, notre capacité à nous relier aux autres, d’accepter l’autre et de laisser l’autre “nous tuer”».

Ce que l’on peut en dire, c’est que ça aurait pu être donneur de leçon et qu’en fait, non. Parce qu’Océane est la première à se remettre en question, la première cible de ses vannes, que chacun.e en prend pour son grade, elle la première.

Ce que l’on peut en dire enfin, c’est qu’il faut aller le voir. Parce que quand on a la possibilité de se faire plaisir à ce point tout en réfléchissant sur soi et sur les autres, il ne faut surtout pas se priver.

Revoir l’interview d’Océanerosemarie sur Yagg:

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Océanerosemarie dit tout sur Chatons violents

Pour réserver, c’est par ici.


Toutes les infos sur Chatons violents
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J'aime/J'aime pas | 13.03.2014 - 16 h 03 | 0 COMMENTAIRES
«I’m not bossy, I’m the boss»

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«Autoritaire», Beyoncé? Comme elle le dit dans la vidéo ci-dessous, elle n’est pas «bossy», elle est la boss. Avec elle, Jane Lynch, Jennifer Garner, Condoleezza Rice, Diane von Fürstenberg…

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En anglais «bossy», en français «autoritaire», un terme qu’Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d’Europe Ecologie Les Verts et vice-présidente de la région Ile-de-France, a également entendu, témoigne-t-elle sur le tumblr «Et sinon, je fais de la politique».

J'aime/J'aime pas | 15.01.2014 - 09 h 11 | 2 COMMENTAIRES
Gérard de la Télévision: C’est aussi pour ça qu’on aime Sophia Aram

Je ne suis pas toujours très fan des Gérard de la Télévision, mais quand les lauréat.e.s jouent le jeu, ça peut être très bien. Lundi, Jusqu’ici tout va bien, l’ex-émission de Sophia Aram sur France 2, a remporté le Gérard de l’émission dont les concepteurs auraient peut-être dû attendre les audiences avant de lui donner un titre. Sophia est allée chercher son parpaing d’or avec grâce (et humour, évidemment):

Dans le style, on avait aussi beaucoup aimé Halle Berry recevant un Razzie Award:

Et Sandra Bullock:

Qui, le lendemain, recevait un Oscar:

J'aime/J'aime pas | Photos | 23.11.2013 - 22 h 29 | 8 COMMENTAIRES
Des chats et des hommes prennent la même pose (un post avec de la peau et des poils)

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Y a des filles qui ont décidé de mettre en parallèle des photos de chats et des photos d’hommes – des stars ou non – dans des situations similaires. Ça donne un tumblr qui s’appelle Des Hommes et des Chatons. J’adore l’idée. Quelques exemples (mais pour tout voir, c’est ici):

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Via

J'aime/J'aime pas | Photos | 27.10.2013 - 11 h 27 | 5 COMMENTAIRES
Roubaix et les gens en laine

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Alors voilà, hier, avec @benedicte, on s’est levées à la même heure que lorsque notre enfant a cours à 8 heures alors qu’on était samedi et que ce sont les vacances, ce qui a pas mal déboussolé le chat qui se fait gronder depuis le début de la semaine parce qu’il veut jouer alors qu’il fait encore nuit et qui s’était préparé à faire la grasse mat’ le jour où il se fait éjecter du lit à pas d’heure (ça ne va pas s’arranger avec l’heure d’hiver). Après avoir attrapé un peu de pain, de chocolat et une bouteille de jus d’orange, on a filé gare du Nord et pris un train pour… Roubaix (ou plutôt pour Lille mais pour aller à Roubaix). Jamais de ma vie de parisienne je n’aurais cru un jour avoir super envie d’aller à Roubaix. Et pourtant… Tout ça, c’est à cause de Délit Maille. Ou plutôt grâce à Délit Maille.

Hier, nous sommes allées à la rencontre des gens en laine. Nous avons rapporté plein de photos (à la fin de ce post), mais si vous avez l’intention d’aller vous aussi voir les gens en laine en vrai, ne les regardez pas. Les photos, ça spoile, et ça ne rend pas justice. Mais bon, ça ne vous empêche pas de lire la suite, en plus il y a des tuyaux pour ne pas se perdre.

Donc. Lorsque nous sommes arrivées à Lille il faisait un temps magnifique alors nous nous sommes promenées dans la ville. Nous aurions pu boire un café avec @hurricane et @knockana mais ça ne se fait pas de dire aux gens «je suis dans ta ville et j’ai 2 heures à tuer, lève-toi tôt UN SAMEDI MATIN et viens me voir». Donc pas de café, mais à la place on a vu des zèbres (j’aurais dû prendre une photo, déjà).

Après un délicieux déjeuner au restaurant Meert qui est dans le musée (oui on a mangé une gaufre, et heureusement parce qu’après je n’ai pas eu le temps d’aller en acheter et je sais qu’on peut les acheter à Paris mais c’est pas pareil), nous avons découvert la Piscine. Quand j’ai vu qu’il n’y avait que 13 gens en laine à voir, j’ai eu une seconde de déception, un petit «tout ça pour ça». Et puis je suis entrée dans la Piscine et là… bam. Tonnerre dans mon cœur. Cet endroit est juste sublime. Je voudrais habiter en face juste pour pouvoir y aller quand j’ai un coup de moins bien. Juste emplir mes yeux de beauté.

La Piscine 1

Les gens en laine sont disséminés un peu partout dans le musée, ce qui oblige à découvrir les œuvres des autres artistes exposé.e.s. Ça a l’air barbant, comme ça, mais en fait pas du tout. Parce que les gens en laine qui sont là sont comme sortis des œuvres, et les œuvres qui ont eu la chance d’être prolongées par eux risquent de se sentir bien seules quand ils partiront.

Des gens en laine, il y en a aussi plein – beaucoup plus – à la Manufacture des Flandres. Personne à Roubaix n’a été vraiment capable de nous dire comment aller de la Piscine à la Manufacture, et le site de la seconde donne des infos fausses, mais en fait c’est très simple: de la Piscine il faut aller à Eurotéléport (une station de métro) puis prendre le bus 15 en direction de Leers et descendre à l’arrêt Fraternité. Préparez-vous à une visite guidée d’une heure à découvrir les métiers à tisser (et l’ancêtre du langage binaire). Là, les gens en laine ont leur propre espace. Il y a aussi des fleurs, des photos et des pandas. N’oubliez pas de lever la tête.

Les infos: Occupy Roubaix par Délit Maille c’est Swiming Wool à La Piscine jusqu’au 12 janvier et Hollywool – Le Délit and The Gang à La Manufacture des Flandres jusqu’au 7 janvier.

Swimming Wool (cliquer sur les photos pour les agrandir):

Hollywool (cliquer sur les photos pour les agrandir):

J'aime/J'aime pas | 09.10.2013 - 10 h 58 | 6 COMMENTAIRES
Les potagers privés en danger? Ou de l’utilité de cliquer sur les liens

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Je vois partout circuler ce post sur une future interdiction des potagers privés. Il date du 3 octobre et a été publié sur état du monde, état d’être. En bonne journaliste, je clique sur le lien de la source. Je retrouve exactement le même post sur Chaos Contrôlé. Là aussi, je clique sur la source et j’arrive sur exactement le même post (difficile de voir quand il a été publié, il est daté du 26 septembre, mais certains commentaires remontent à 2 mois et un nouveau post a été publié pour le compléter le 7 septembre) sur Le Kiosque aux canards.

Ici pas de source alors je clique sur le lien vers le texte de la Commission européenne qui fait si peur. Et je lis:

«L’utilisation de semences dans les jardins privés n’est pas régie par la législation de l’UE et les jardiniers amateurs pourront continuer à acheter tout type de matériel végétal et à vendre leurs semences en petites quantités. En outre, il sera précisé que tout non-professionnel (jardinier amateur, par exemple) peut procéder à des échanges de semences avec d’autres particuliers sans être concerné par les dispositions du règlement proposé.»

Je note au passage que ce texte date de mai dernier.

De retour chez les canards, je lis les commentaires, qui m’emmènent vers cet article de RTL.be, de mai 2013, qui dit exactement le contraire du post et cite également le texte de la Commission européenne: les potagers privés ne sont pas menacés. Autre lien, celui vers cet article du Monde du 18 juillet, sur le recul de Monsanto en Europe.

J’entends déjà les objections: «il ne faut pas croire tout ce que dit la Commission européenne blablabla». Objections qui seraient justifiées si la Commission européenne avait publié ce texte en réaction aux inquiétudes mais c’est l’inverse qui s’est passé: les inquiétudes sont nées de l’existence de ce texte. Alors soit j’ai mal lu, soit ce sont l’auteur du post et les blogueurs qui l’ont repris qui ont mal lu. Si quelqu’un.e veut bien se dévouer et m’expliquer, je suis tout ouïe.

Ce qui est tout à fait juste en revanche dans ce post, c’est la citation de José Bové, mais elle concerne les paysans, pas les potagers privés. Et la confusion est d’autant plus dommage qu’il y a, il me semble, un réel problème.

PS: Au passage, un peu de pub pour mon amap, parce que les légumes sont top et les productrices aussi.
PPS: On m’a dit hier que j’étais moralisatrice et donneuse de leçons. C’est tout à fait vrai, la preuve encore une fois.

J'aime/J'aime pas | 08.10.2013 - 12 h 17 | 6 COMMENTAIRES
Non, les Gay Games ne sont pas un événement communautariste

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Un rappel sur les Gay Games, puisqu’il faut sans cesse répéter la même chose:

Les Gay Games ont été lancés en 1982, dans un contexte très différent de ce que nous vivons aujourd’hui (en tout cas aux USA et en France). S’ils étaient créés en 2013, ils s’appelleraient sans doute Rainbow Games ou un autre truc neutre et coloré de ce type. Mais ce n’est pas le cas, c’est un nom historique. Mais ce qui compte, en réalité, au-delà du nom, c’est que les Gay Games sont ouverts à TOUT LE MONDE, quel que soit son âge, quelle que soit son orientation sexuelle, quel que soit son niveau sportif et quel que soit son état de santé.

Avant de commenter et de s’indigner, on se renseigne, on s’instruit et on réfléchit.

Quelques pistes, parce que je suis sympa (mais sinon, Google est ton ami):
– le site de la Fédération des Gay Games
– le site de Paris 2018
– si tu as besoin de la même explication en anglais, les sites de London 2018 et de Limerick 2018
un article d’un journaliste de sport hétéro (à ma connaissance) et donc pas biaisé comme ces affreux/ses de Yagg
– et aussi cet excellent post de Charles Roncier.

J'aime/J'aime pas | 10.07.2013 - 09 h 08 | 6 COMMENTAIRES
«Monstres Academy», sympa mais pas monstrueux (et un peu lesbien)

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Il faut décidément cesser d’attendre des films Pixar qu’ils proposent différents niveaux de lecture, comme «avant». Une fois ce fait accepté, l’esprit est libre d’apprécier Monstres Academy à sa juste valeur. Parce qu’un Pixar, même moyen, c’est toujours un petit plaisir. Alors ne le boudons pas.

D’abord parce que retrouver Bob (Mike en VO) et Sulli, ça fait drôlement plaisir. On ne sait pas très bien à quoi sert la 3D, mais ça n’a pas vraiment d’importance. On découvre les deux compères au sortir de l’adolescence, quand l’un tente d’atteindre ses rêves et l’autre d’être à la hauteur de la réputation familiale. Évidemment ils se détestent au premier regard. Mais se retrouvent à devoir apprendre à se connaître s’ils veulent avoir une chance de réussir, que ce soit à l’université (d’ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi le film s’appelle Monstres Academy en français et Monsters University en anglais, avec des passages de l’un à l’autre dans la VF…) ou dans la vie. Premier message du film: l’union fait la force, et quelles que soient les circonstances, on rencontre même parfois celui qui deviendra son meilleur ami, au passage.

Deuxième message: il faut croire en soi. Ce n’est pas parce qu’on est mou, ou gentil, ou rigolo qu’on ne peut pas être un monstre tout à fait effrayant. La différence est une chance si l’on sait l’utiliser. On a tous des talents cachés.

Un peu simpliste et manichéen, mais pas désagréable dans ce monde de brutes. Ajoutez à cela que le film a été produit par une lesbienne, Kori Rae (Là-Haut, Les Indestructibles, Monstres et Compagnie), mariée à une autre productrice de Pixar, Darla K. Anderson (Cars, 1001 pattes, Toy Story 3).

kori rae darla anderson-academy-awards-Deborah Coleman - Pixar

Elles ont accordé la semaine dernière une interview pleine de fierté au SF Gate, juste après la décision de la Cour suprême sur DOMA, depuis le Japon où elles se trouvaient pour la tournée de promotion de Monstres Academy. Où elles racontent qu’elles sont en couple depuis 2001 et la fin de la production de Monstres et Compagnie (mais elles se sont rencontrées bien avant, en 1991, lorsque Darla a harcelé Kori pour qu’elle la laisse intégrer l’équipe de softball dont elle s’occupait alors qu’il n’y restait plus de place).

«Je pensais devoir quitter le film, et j’étais prête à quitter la compagnie aussi, explique Kori. On en a parlé. Mais ils ont été formidables. Ils ont dit, “Bien sûr que non. Vous formez une super équipe de production. Nous adorerions que vous continuiez de travailler ensemble.”»

Elles ont néanmoins choisi de ne pas travailler ensemble sur Monstres Academy, pour préserver leur relation.

Elles se sont mariées deux fois à San Francisco, la première en 2004 quand tout a commencé, la seconde en 2008 avant l’adoption de Prop 8. Leurs ami.e.s, dont Steve Jobs, leur en ont pas mal voulu de n’avoir prévenu personne qu’elles allaient se marier, lors de la première cérémonie. Et pour cause, elles n’avaient pas prévu de le faire, elles ont saisi l’occasion, fait la queue sous la pluie devant la mairie, pris le couple suivant comme témoins. En 2008, elles comptaient faire une grande fête, mais la drag queen qui les aidait à remplir leur dossier leur a dit, «Allez-y, je serai votre témoin, finissez-en». «C’est devenu une blague, quand la drag queen vous dit de vous marier, vous vous mariez», raconte Darla, qui précise qu’elles n’ont toujours pas fait leur grande fête.

Retrouvez Darla et Kori dans la vidéo It Gets Better de Pixar:

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur «‪It Gets Better» — Love, Pixar‬

Monstres Academy, de Dan Scanlon, avec Billy Crystal, John Goodman, Helen Mirren, Sean Hayes, Jennifer Tilly, Nathan Fillion… ou Eric Métayer, Xavier Fagnon, Jamel Debbouze, Catherine Deneuve…

Photos The Walt Disney Company France (Monstres Academy) / Deborah Coleman/Pixar (Kori et Darla)

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