693 Perso | Jude In The Sky

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Jude In The Sky
Je ne suis pas folle, vous savez
Perso | 21.11.2015 - 13 h 23 | 12 COMMENTAIRES
17 septembre 1982

Alors voilà, un jour tu as 11 ans et ta famille a déménagé alors tu fais la rentrée de 5e dans un nouveau lycée. Tu as un an d’avance et tu mets du temps à grandir alors tout le monde est plus grand que toi, même les petits de 6e qui ont ton âge. Tu as l’habitude mais ce n’est pas simple pour autant.

Tu n’as pas encore eu le temps de te faire des ami.e.s (ça non plus ça n’est pas simple) ni de te repérer dans ton lycée que tout bascule. Un jour, tu es en cours de travaux manuels (encore un truc pas simple), dans une des salles du sous-sol. Vous découpez au cutter des formes dans un carton épais et gris pour faire un puzzle. Soudain la prof, qui doit être une sorte de super-héroïne qui entend les bruits avant qu’ils ne se produisent, hurle «Couchez-vous!». Et là tout explose, le bruit est assourdissant, les vitres se brisent toutes sauf un carreau (17 sur 18? Tu les recompteras plusieurs fois dans les mois qui suivent, tu te souviendras pendant des années du chiffre exact, jusqu’au jour où finalement, non). Vous sortez tou.te.s en courant, vous vous retrouvez sous la verrière Eiffel puis dans la cour sans doute, tu ne sais plus très bien. À un moment on vous dit que vous pouvez retourner chercher vos cartables mais tu ne veux pas redescendre. Un garçon de ta classe te remonte le tien en même temps que le sien. Ça sent le gaz, te semble-t-il.

Vous sortez dans la rue, c’est la pagaille. Tu aperçois ton grand-père au loin, il ne te voit pas, il est très grand, et toi non. Tu t’approches, tu l’appelles, il finit par baisser la tête et te ramène à la maison. Il racontera plus tard qu’il était en train de boire un verre en terrasse et qu’avec la détonation, sa table s’est déplacée de plusieurs mètres. Vous appelez ta mère, la rassurez, tout va bien. Puis vous allez chercher ton frère à l’école primaire, pas loin. Il y a deux chemins, vous vous séparez pour ne pas prendre le risque de le manquer. Il est en larmes, la fille d’une des instits était au lycée et s’est réfugiée à l’école. Les enfants savent qu’il y a eu une bombe, mais c’est tout. Un de ses copains, avec l’innocence de ses 9 ans, lui a demandé «Tu fais quoi si ta sœur est morte?»

Ta tante, réfugiée politique argentine, t’offre un bracelet, celui que lui avait offert son premier petit-ami. Elle sait ce que c’est d’avoir peur quand un pot d’échappement crachote un peu fort. Tu porteras ce bracelet pendant longtemps, et puis un jour, parce que tu as 11 ans, tu le perdras.

On te donne du sirop pour t’aider à dormir et chasser les cauchemars, qui de toute façon ne viendront pas.

Pendant le reste de ta scolarité ou presque, tu ne verras plus la cour vide, des salles préfabriquées viennent remplacer celles que l’explosion a endommagées.

«Ton» attentat, c’était le 17 septembre 1982. Tu le sais parce que tu as vérifié. Toi qui as une grande mémoire des dates, celle-ci, elle ne rentre pas. Une voiture piégée qui visait un membre d’une antenne commerciale de l’ambassade d’Israël a explosé rue Cardinet, le long du Lycée Carnot.

Quelques mois, quelques semaines auparavant, d’autres attentats ont eu lieu, notamment celui de la rue des Rosiers, en août. Douze autres seront commis entre 1983 et septembre 1986.

Un jour, tu as 24 ans, une bombe explose à St-Michel. On est en juillet 1995. Tu te réveilles la nuit en sueur, les cauchemars se répètent. C’est en tout cas ce que t’a raconté l’amour de ta vie, parce que toi, aujourd’hui, tu ne t’en souviens plus. Ce dont tu te souviens, c’est de cette incapacité à prendre le métro. Tout en sachant qu’il est tout aussi facile de faire sauter un bus. Mais tu es claustro et là, au moins, tu vois dehors. Là aussi, les attentats vont par vague. Place de l’Étoile, boulevard Richard-Lenoir, Port-Royal. À cette époque, l’homme le plus recherché de France s’appelle Khaled Kelkal. Il est né le même jour que toi.

À la télé, ton amour entend qu’une cellule d’aide psychologique est ouverte à l’hôpital St-Antoine, elle prend rendez-vous pour toi. Tu y vas, on t’oriente vers la consultation de maladies mentales et de l’encéphale de Ste-Anne. Pendant des mois, tu réapprends à respirer. À vivre avec. Par étapes, tu retournes sur le quai du métro, puis dans le métro lui-même pour une station, puis deux, puis trois. Tu recommences à te déplacer à peu près normalement. Des années plus tard, il t’arrive encore d’avoir besoin de sortir précipitamment d’un métro lorsque tu as l’impression que quelque chose cloche. Avec toujours ce même sentiment d’impuissance, de culpabilité (et si c’était vrai? et si le métro sautait avec tous ses passagers alors que toi tu es sortie?) et de ridicule (faut arrêter la parano, un peu).

En janvier 2015, Charlie Hebdo, Montrouge, l’Hyper Casher à côté de chez toi. Bizarrement tu ne réagis pas. Bien sûr tu es triste, bien sûr tu es solidaire, bien sûr tu es en colère. Mais de façon détachée, comme si tu n’étais pas directement concernée, comme si c’était loin. Tu es surtout effrayée de la résurgence d’antisémitisme bien-pensant qui traverse la société française. Jamais jusqu’ici tu ne t’étais sentie étrangère dans ton pays. Tu te dis, avec un brin d’ironie, que c’est une bonne occasion de checker tes privilèges. Et la vie reprend. Quelques semaines plus tard, le burn-out qui menace depuis les débats sur le mariage (merci la «Manif pour tous») te rattrape, tu t’arrêtes quelques semaines. Puis tu reviens, tu recommences, tu continues.

Jusqu’à ce 13 novembre. Pendant le week-end, sans doute parce que ton enfant est là, tu avances. Lundi, puisque des ami.e.s vous ont prêté leur voiture, ton amour propose de t’accompagner au bureau pour t’éviter l’angoisse du métro. Vous passez devant le Comptoir Voltaire. Vous vous préparez à tourner à 50 mètres de La Belle Équipe. Mais en fait non, parce que tu ne peux pas descendre de cette voiture. Voilà, ça fait une semaine que tu ne fonctionnes plus, que les aiguillages ne se font plus dans ton cerveau, mais que tu lis tout, regarde tout, veut tout savoir, tout cadrer. Et tu sais pourtant au fond de toi que tu es quelqu’un de joyeux, quelqu’un de fondamentalement heureux et d’optimiste (quoiqu’un brin fataliste). Tu sais qu’à un moment, c’est ce qui reprendra le dessus. La question, c’est simplement de savoir quand.

[mise à jour] Le bracelet n’est pas perdu, c’est ma mère qui l’a <3 Ma mère qui, après avoir lu ce post, précise: «Je suis rentrée en voiture de l'autre côté de Paris, tout était bouclé, je ne pouvais pas me garer, alors je l'ai laissée au milieu de la rue, un flic m'a dit vous ne pouvez pas la laisser là, je lui ai tendu les clefs et je me suis barrée». Re-<3

Perso | 22.02.2015 - 18 h 36 | 22 COMMENTAIRES
Mais d’où voulez-vous que je sois?

Je crois que je ne me suis jamais autant sentie mise à l’écart de la société qu’en ce moment. Même la «manif pour tous» et les horreurs homophobes qu’on s’est prises dans la figure ne m’ont pas donné cette impression, à ce point-là. C’est dire. Peut-être parce qu’au moins dans ce combat-là, celui pour l’égalité des droits, je sais où je me situe, je sais qui est avec moi, qui est contre moi. Alors que là, j’ai surtout le sentiment d’être «à côté». Le message est transmis de façon sournoise, insidieuse, personne ne m’a dit «toi, tu ne fais plus partie de la République à partir de maintenant». Rien de frontal, rien de violent. Un éloignement discret.

Je ne me suis jamais vraiment sentie juive, pas au sens religieux en tout cas. Culturellement, oui, bien sûr. On n’échappe pas à son histoire familiale. L’un de mes grands-pères s’est évadé du dernier train pour Auschwitz. L’autre est rentré à pieds du camp de Kobierzyn. Ce ne sont pas des histoires auxquelles on a envie d’échapper, au contraire je suis très fière d’eux. Mais le fait que je sois juive est culturel, familial, pas religieux. Je ne fête qu’une fête, Hanouka, parce que j’aime les lumières dans la nuit de l’hiver. Décembre, chez moi, c’est le mois des lumières, et j’aime particulièrement quand Hanouka et Noël tombent à des dates proches et qu’on peut les enchaîner.

Et si je n’ai pas mangé de porc à un moment de ma vie – moi qui ai été élevée au jambon-coquillettes comme la plupart des enfants de ma génération –, ce n’est qu’officiellement parce que j’étais juive (en réalité c’est parce que j’étais en colonie de vacances en Angleterre et que ceux qui ne mangeaient pas de porc allaient au Kentucky Fried Chicken, ce qui était bien plus appétissant). C’est ensuite devenu une habitude. Je suis une femme d’habitudes, je vis par mes habitudes, je me définis par mes habitudes. Je suis ce que je fais. Lorsque j’ai finalement cessé de ne plus manger de porc, c’était pour d’aussi mauvaises raisons que celles pour lesquelles j’avais cessé d’en manger. J’ai en revanche été végétarienne bien plus tard, pour de bien meilleures raisons, mais beaucoup moins longtemps.

Et si j’ai porté pendant longtemps une étoile de David autour du cou, c’est parce que je ne voulais pas avoir peur de la porter. Je ne voulais pas céder à la tentation de la cacher. Je ne me sens pas très souvent juive mais je n’ai pas non plus honte de l’être. Plus tard, une croix huguenote est venue s’associer à la maguen, toujours pas pour des raisons religieuses, plutôt pour des idées philosophiques. Aujourd’hui je ne porte ni l’une ni l’autre, mais elles reviendront peut-être un jour.

Je suis – notamment mais pas seulement – de culture juive, d’origine juive. Sur les pas de mon frère, j’ai un temps essayé d’être plus, mais ce n’est pas pour moi. Ça s’est assez facilement arrêté là. Jusqu’à aujourd’hui, où j’ai quasi constamment l’impression qu’on me rappelle que je suis juive. Et franchement, ça me fatigue. Et ça m’inquiète. Je suis fatiguée et inquiète des appels de Netanyahu à émigrer en Israël, un pays qui m’est aussi étranger que le Brésil, ou la Chine. Je ne suis jamais allée en Israël, je ne sais pas si j’irai un jour. Ce ne sera en tout cas jamais mon pays, ce n’est pas celui qui me fait rêver quand j’ai des envies d’ailleurs. Fatiguée et inquiète, aussi, qu’on parle des juifs «de France». Mais d’où voulez-vous que je sois? Mon côté utopique préférerait que je sois citoyenne du monde, mais – pour l’instant en tout cas – ça ne fonctionne pas comme ça. Je suis donc française. De Paris.

Fatiguée et inquiète, enfin, d’avoir le sentiment de faire désormais partie malgré moi non plus du «nous» mais d’un «eux» que j’ai du mal à définir. Pour la première fois de ma vie.

NB: J’ai écrit ce texte pour partager un ressenti qui m’a prise par surprise. C’est le mien, peut-être est-il partagé par d’autres, mais je n’en sais rien et ne me risquerai pas à prétendre à une quelconque universalité. Je n’ai pas non plus voulu, en publiant ce texte, vouloir faire penser que ce que je ressens actuellement est proche de ou comparable à ce que ressentent sans doute des millions de personne en France et ailleurs depuis des années, des dizaines d’années, en raison de leurs origines sociales, géographiques ou culturelles, ou en raison de leur religion. Ça l’est peut-être, mais là non plus, je n’en sais rien, et ce n’est pas à moi de l’affirmer.

EDIT (23/02, 10h): Comme je l’ai écrit ailleurs, si j’ai finalement décidé de publier ce texte sur ce qui jusqu’ici pour moi était un non-sujet, c’est parce que si des gens comme moi en arrivent à ressentir directement ce malaise (et non par solidarité, ou empathie ou je ne sais quoi), c’est qu’on est vraiment mal barrés. Je suis exactement le type de personnes qui, si on oublie un instant que je suis lesbienne, ne devraient pas se sentir en marge dans la société actuelle: CSP+, blanche, cis, avec un travail, un logement, un cercle familial, amical et social solide etc.
Ce texte, c’est une nouvelle fois une façon de laisser sortir ma colère (ça va mieux en le disant), mais aussi un cri d’alarme, envers moi-même et quiconque voudra l’entendre. On sait déjà que notre monde part très fort en sucette, et si on veut tenter de le remettre d’aplomb, je crains que ce ne soit maintenant ou jamais. Parce que quand ce qui semblait solide et acquis se met à trembler, on n’est pas loin de tout voir s’écrouler. Serons-nous capables, ensuite, de reconstruire? Quand je nous regarde aujourd’hui, je n’en suis pas très sûre.

Bestioles | Photos | 15.02.2015 - 11 h 11 | 2 COMMENTAIRES
Rencontres au Bois de Vincennes

À côté de chez moi, il y a l’un des deux bois de Paris. Et dans ce bois, il y a des oiseaux. Dont des perruches à collier. Mercredi il faisait beau, j’ai fait quelques rencontres. Et beaucoup de photos. J’en partage ici sans doute trop mais j’aime trop cette lumière pour pouvoir vraiment choisir (et encore, j’en ai encore PLEIN). Et puis ça change des chats.

 

Et un bonus pour @celine-l:

corneille

Perso | Vidéo | 22.05.2013 - 12 h 22 | 8 COMMENTAIRES
Hiiiii, mon prof de dessin dans «Le Petit Journal»!

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Chavatte LPJ Carnot

Plein de gens célèbres et/ou brillants sont passés par le même lycée que moi, dont Jacques Chirac, Dominique Baudis, Michel Berger ou les Daft Punk. C’est pour eux que Le Petit Journal est allé faire un tour dans les archives et le monsieur qui a aidé les reporters à fouiller a aussi été l’un de mes profs de dessin. J’ai d’ailleurs toujours dans ma cave un horrible tableau que j’ai peint dans sa classe. Quand on le voit (le tableau, pas M. Chavatte), on comprend bien pourquoi j’ai préféré l’écriture.

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Perso | 05.07.2012 - 20 h 38 | 15 COMMENTAIRES
Premières fois

Hier, des amies (pas n’importe lesquelles mais ça n’est pas le sujet) ont lancé l’idée, pour l’instant purement théorique, d’aller passer quelques jours en Écosse, dans un futur plus ou moins proche. Coïncidence, c’est hier que j’ai vu Rebelle, le nouveau Pixar, situé en Écosse (une critique sera publiée sur Yagg) et c’est hier que Yagg a lancé son nouveau blog sur les coming-outs. Le lien? C’est en Écosse que j’ai vraiment commencé à faire mon coming-out. Alors évidemment, ça a fait remonter pas mal de choses.

L’Écosse, pour moi, c’est les premières fois.
Première fois seule.
Première fois loin de ma mère, de mon frère (je n’avais pas encore de sœurs, pas à ma connaissance en tout cas).
Première fois que je prenais une grande décision sans que mon père soit au courant (nos relations ont beaucoup changé depuis).
Première fois que je me lançais un défi «pour voir si j’en étais capable» (moi, hyper timide, seule, dans un autre pays).
Première fois que je ne vivais pas dans une capitale.
Premières cuites (à la Guinness essentiellement).
Première fois que j’ai mangé du haggis.
Première fois que j’ai eu des ami-e-s homos.
Première fois que j’ai eu des amis policiers.
Première fois que j’ai dit à ma mère que j’étais homo.
Première fois avec une fille.
Première (et seule) fois que j’ai failli coucher avec un garçon.
Première fois que j’ai fait lire à quelqu’un (autre que ma prof de français de 3e) un truc que j’avais écrit.
Première fois que j’ai acheté des romans lesbiens (ma mère avait commencé ma culture quelques années plus tôt avec Armistead Maupin, Jeanette Winterson, Hanif Kureishi… À Glasgow j’ai découvert Val McDermid, Radclyffe Hall, Rita Mae Brown…).
Première fois que j’ai croisé Sharleen Spiteri à l’aéroport.
Première fois que j’ai marché pour récolter des fonds pour une cause.
Première fois que j’ai quitté quelqu’un.
Première fois que j’ai tourné un film dans un cimetière, la nuit.
Première fois dans un bar homo.
Première (et dernière) fois que je suis tombée amoureuse.

Je suis partie en Écosse pour faire mon coming-out. Et c’est là que je suis devenue adulte. La première fois.

Bestioles | 12.12.2011 - 12 h 06 | 0 COMMENTAIRES
Ceci n’est pas un blogàchats

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Pour que ce blog ne devienne pas un blogàchats (même s’il y en aura sans doute de temps en temps, faut pas déconner), c’est sur Gouinàpoules que vous pourrez voir Ginny et Galipette découvrir leur sapin de Noël.

Bestioles | Perso | 07.09.2011 - 11 h 18 | 11 COMMENTAIRES
Deux chats à la maison: Premiers pas dans le jardin

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Lundi, Ginny voulait absolument sortir, nous avons donc décidé de tester le jardin. Elle et Galipette ont bien aimé, mais ils étaient aussi très contents de rentrer dans l’appartement!

Mise à jour:

Ok, le 2e jour, ils sont beaucoup moins effrayés!

Bestioles | 01.09.2011 - 18 h 06 | 14 COMMENTAIRES
Deux chats à la maison: Premier jour

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Ça y est, Ginny et Galipette sont arrivés. Ils ont commencé par se cacher derrière le canapé, puis ont remarqué que c’était super plus drôle de grimper dessus (heureusement qu’il est ultra vieux et moche), de se cacher sous le tissu qui le recouvre (parce qu’il est ultra vieux et moche), de courir partout, éventuellement de manger un peu. En une heure ils étaient chez eux.

Ginny est moins froussarde, Galipette fait pour l’instant plus de bêtises et il est beaucoup plus bavard. Ils sont tous les deux aussi mignons.

Bestioles | Perso | 30.07.2011 - 22 h 25 | 18 COMMENTAIRES
Ginny & Galipette (1)

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Préparez-vous, c’est le début d’une série de posts cruches. À la rentrée, 2 chatons arriveront chez moi, je craque totalement.

Perso | 09.09.2010 - 10 h 39 | 7 COMMENTAIRES
Du pouvoir de la pizza

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Quand on est en couple depuis si longtemps qu’on ne se souvient pas vraiment de comment c’était avant, on se surprend parfois à se demander, sans vraiment y croire, si on ne reste pas ensemble par habitude. Parce qu’on ne se souvient pas vraiment de comment c’était avant, justement. Notamment. Whatever. Et puis un soir l’une travaille tard, l’autre encore plus. La première rentrée à la maison envoie un sms: « si tu as le courage et si tu passes devant, tu prendrais des pizzas chez Momo? ». Un quart de seconde plus tard: « je suis dans le métro, salade + pizza de Momo, ça te dit? ». Un quart de seconde. Autant dire simultanément. Et là, émerveillement: après tant d’années, on a encore envie de la même chose en même temps, comme si nos cerveaux étaient connectés. Échange de sms enchantés, bonheur relancé comme au premier jour. Du pouvoir de la pizza.

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